5 vins de Bordeaux à bon prix

Des Bordeaux rouges, il y en plusieurs centaines dans le réseau. La majorité d’entre eux se vend à plus de 40 $ la bouteille. Difficile de s’y retrouver parfois dans les multiples appellations et sous appellations. Voici juste 5 bouteilles que je qualifierais d’abordables et remplies de bons vins pour leur prix respectif. Parce que Bordeaux ne signifie pas forcément qu’il faille prendre une deuxième hypothèque pour les déguster…

Château Rauzan Despagne, Bordeaux, 2014, France

À moins de 20 dollars, ce « petit » Bordeaux a suffisamment d’amplitude en bouche pour satisfaire les habitués de la région. Le tout est bien équilibré dans un millésime qui est loin d’avoir séduit, mais le résultat ici est de très belle facture. Fruits noirs avec des touches boisées et des tanins  juste ce qu’il faut. À ce prix-là, pour un Bordeaux, on en prend quelques flacons qui pourront se bonifier encore  2-3 ans. (18,55$)

Marquis de Bordeaux, Sirech and Co, AOC Bordeaux, 2012, France

Vous cherchez un bordeaux très polyvalent avec suffisamment de corps et de fruits pour épater la galerie à petit prix ? Attrapez ce Bordeaux d’entrée de gamme sans plus attendre. On est dans la dominante de merlot à 65% ici. Pour le reste, on « cabernette-franque » allègrement. Le « franc » donne ici toute une finale fraîche en fin de bouche. Les tanins sont souples, et le fruité oscille entre la prune, la framboise et la cerise noire. À ce prix-là, pourquoi s’en priver quand c’est si bien fait. (18,65$)

Château Larose-Trintaudon, Haut-Médoc, Cru Bourgeois, 2009, France

Un vin qui ne reste jamais très longtemps en stock et pour cause, c’est un classique du Bordelais qui ne déçoit pas. Un côté très fringuant, charmeur et opulent et surtout axé sur le fruit avec des tanins sans aspérités. Les habitués de ce domaine en auront pour leur argent. Cassis, cerise noire confite et framboise s’allient ici pour le meilleur avec des arômes secondaires de cuir dans un « emballage » raffiné de joli boisé. Faites provision tant qu’il en reste. Le 2010, davantage plus droit et franc, arrivera vers le mois de mai. (26,65$)

Les Remparts de Ferrière, Margaux, 2012, Bordeaux, France

Il y a dans les grands domaines de Bordeaux toujours au moins deux vins, le « grand » et le « second ». J’attire votre attention sur les deuxièmes car, après tout, quand on cherche des aubaines à prix raisonnables, ils représentent très souvent un bon choix. Même savoir-faire, mais plus abordable. Dans ce cas-ci, on a affaire au domaine qui produit un troisième grand cru classé dans les Margaux, le Château Ferrière. Les Remparts offrent ce à quoi on peut s’attendre dans un Margaux : élégance, finesse avec toujours ce petit je ne sais quoi qui donne un peu de bonheur. Beaux fruits rouges, de la prune et puis cette fraîcheur sur la palais. Bonne trame tannique et chouette longueur en bouche. Bon achat. (42,25$) Et si le cœur (et surtout le portefeuille) vous en dit, poussez jusqu’au premier vin, vendu à 61$, pour ce petit « plus » qui durera plus longtemps dans votre cave.

La Rose Pauillac, Pauillac, Bordeaux, 2014, France

Avec sa robe plutôt sombre, on sait dès le départ qu’on a affaire ici à un vin avec une certaine profondeur. Bonne acidité, beaux tanins suffisamment fermes, et ces arômes de fruits rouges et noirs qui se marient bien ensemble. Ici, on est plutôt cabernet sauvignon (60%) et on « merlote » quelque peu (30%). Pour l’emballage final, on ajoute du cabernet franc pour la fraîcheur. Élevé en fûts de chêne pendant au moins un an, ce vin offre une texture plutôt veloutée avec une bonne dose de fermeté afin de donner un peu plus de corps à ce bordeaux pour encore quelques années. Très bien fait. (45,75$) À la bonne vôtre ! (FA)

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