Des vins à boire entre copains

C’est le temps de sortir la mijoteuse et de remplir les assiettes de mets revigorants. Pas de la bouffe de bucherons, mais des pots-à feu, des bœufs bourguignons ou pourquoi pas de bons osso bucco à la milanaise.  Voici trois vins que vous apprécierez en plein milieu de l’hiver, sans aucune lourdeur.

Par Frédéric Arnould (lefred@toutsurlevin.ca)

GeorgesDomaine Puig-Parahÿ Georges, Côtes du Roussillon, 2011

Cette région du sud de la France, autrefois source de vins de table français de deuxième zone, a tellement fait le ménage depuis quelques années, que les nectars qui en proviennent, portent de plus en plus un sceau d’excellente qualité. Un élagage nécessaire alors que le Languedoc-Roussillon produisait des vins de masse plus que dispensables il y a 15-20 ans. Le Domaine Puig-Parahÿ Georges 2011 fait partie du nouvel arrivage de la SAQ Cellier et c’est tant mieux. J’y retrouve ce que j’aime dans les vins du Roussillon. Un assemblage de carignan, grenache et syrah qui oscille entre un vin « solaire » de la région et un vin aux notes minérales et iodées. Ce savant mélange de saveurs de cerises ainsi qu’ une pointe de réglisse et d’épices douces en font un parfait accompagnateur pour les mijotés de saison. Un très bon rapport qualité-prix à partager (18,90$)

feslesChâteau de Fesles, Vieilles Vignes, Anjou, 2014

Un cabernet franc que je revisite de temps à autres et pour ce prix, je suis rarement déçu. Au nez, on y retrouve ces notes végétales de poivron vert propres au cépage. Ensuite, ce sont les fruits rouges (dont la framboise) qui prennent le relais avec une trame tannique rafraîchissante et une acidité revigorante. Avec un peu plus de bois qu’à l’habitude, cet Anjou est ici, comme il se doit,  synonyme de vin sympa, pas compliqué et jamais lourd. (19,65$)

ricossaRicossa, Barbaresco, Piémont, 2011

Direction le Piémont italien pour y trouver un vin à la robe très claire, dans le style pinot noir. Ce vin, qui a peut-être un moins de tanins qu’un barbaresco habituel, sent la cerise et les fruits rouges à plein nez. Un parfum de kirsch plane dans le verre rempli de ce vin solide mais qui se boit tout en douceur et en facilité. Pourquoi pas du lapin aux champignons avec ce nebbiolo abordable. (22,05$)

 

cidreDomaine Cartier-Potelle, Cidre de glace, Le Cortland

En terminant, quittons le raisin pour se diriger vers la pomme. Attention, ici, c’est juste pour les amateurs qui ont la dent vraiment sucrée. Côté pomme, le Québec regorge en tout cas de savoir-faire en matière de cidre de glace. Le Domaine Cartier-Potelle produit ici un délicieux cidre de glace au pied de la croix du mont Rougemont. Histoire de bien concentrer le fruit et de lui donner ce petit côté fruit cuit, il utilise le procédé de la cryoextraction qui consiste à laisser les pommes accrochées à l’arbre le plus tard possible, jusque janvier, moment où (techniquement) le grand froid sévira. Les pommes sont alors cueillies, lorsqu’il fait entre -8 et -15. Le fruit est ainsi « cuit » par le froid. Résultat, ce cidre de glace Cortland sent la tarte aux pommes à la costarde (crème patissière). 200 ml d’or liquide onctueux ! Sortez la crème glacée vanille ! (22,60$) À la bonne vôtre !