Le vin mystère, en ce #Vindredi !

Cette semaine, je vous emmène « virtuellement » sur une « vraie » île d’un kilomètre de long sur 300 mètres de large, au beau milieu d’un fleuve. On l’appelle l’île Margaux, et elle se trouve, comme son nom l’indique, en territoire de l’appellation girondine…

 Par Frédéric Arnould (lefred@toutsurlevin.ca)

mystereC’est de là que provient ce vin mystère du #vindredi, un médoc appelé « Domaine de l’île Margaux ». Il s’agit d’un Bordeaux supérieur, une appellation réglementée qui oblige les producteurs à élaborer le vin à partir de vignes d’un certain âge et à le faire vieillir en barriques de chêne une période minimum avant la commercialisation. D’une manière générale, les Bordeaux supérieurs sont réputés d’une puissance « supérieure » à celle des Bordeaux dits « génériques ». Il en résulte assez souvent (attention, pas automatiquement) un bon rapport qualité-prix.

bouchonGrâce au micro-climat de cette petite île de rien du tout où 14 hectares de vignes sont cultivés, le vin du Domaine de l’île Margaux est unique en son genre puisque son existence vit au rythme des marées ! On y trouve du cabernet-sauvignon, du merlot, du cabernet franc, du malbec et du petit verdot, bref, les cinq cépages des assemblages du Bordeaux. Les vignes ont en moyenne 35 ans et l’élevage en barriques peut atteindre un an et demi.

margaux

 

Domaine de l’île Margaux, 2010

Bref, ce vin que j’avais dégusté millésime après millésime lors de ma « résidence » ou de mes nombreux passages au Québec m’avait toujours satisfait. Et cette cuvée 2010 ne semble pas manquer à son devoir. Même si son taux d’alcool indique 15%, il reste moyennement corsé et pas trop lourd. Même si l’étiquette vous conseille de le déguster avec des « produits de la mer » (plutôt curieux comme recommandation !), je reste persuadé que ce vin n’est pas à siroter tout seul, mais bien avec un bon repas probablement « viandeux ». Effluves de cerises, de fraises mais surtout de fruits noirs (cassis, prune) et de cèdre (boîte à cigares) avec une belle longueur en bouche et des tanins qui donnent une certaine plénitude à votre palais. Donc, une belle redécouverte pour cette cuvée 2010. À boire maintenant et/ou à  conserver, si vous souhaitez acheter quelques bouteilles, pour goûter son évolution dans les 3 à 4 prochaines années.  (22,85$)  (Code SAQ : 00043125)