Les 25 vins rosés de l’été

Ça y est, la saison estivale est officiellement lancée avec tous ces arrivages de nombreux vins rosés. Car, ce n’est pas le choix qui manque cette année parmi  les plus de 160 produits listés à la SAQ. Mais tous ne sont pas exceptionnels, loin de là. En voici 25 qui devraient vous donner bien du plaisir. Une liste à épingler et partager. **

Histoire de s’y retrouver il y a 3 catégories cette année. : 10 rosés bon marché qui livrent malgré tout leurs promesses, 7 à plus de 15 $ et 4 qui accompagneront vos repas estivaux. Les quatre derniers seront sur les tablettes de magasin d’un jour à l’autre… À la bonne vôtre !

**Comme toujours, cliquez sur le prix ou la photo pour connaître les disponibilités en magasins

Les rosés de 10 à 15 $

Coto de Hayas, Bodegas Aragonesas, Campo de Borja, 2016, Aragon, Espagne

Du grenache qui se marie avec du cabernet sauvignon ? Pourquoi pas ? Un rosé espagnol bien sec, sans fioritures. C’est fruité “rouge” avec un peu d’agrumes au nez. Vif et frais en bouche. Très bon prix, vous en conviendrez ! (10,25$)

Primelli, Pinot grigio, 2016, Vénétie, Italie

Son nez est plutôt discret, tout comme son prix d’ailleurs. Content de voir qu’on ne doit pas laisser du sucre résiduel dans un rosé d’entrée de gamme très bon marché. Si vous cherchez un rosé bien sec, floral et fruité, cette bouteille devrait vous satisfaire. Avec une surprenante matière en bouche en plus. (10,50$)

 

Listel, Vin gris, Sable de Camargue, 2016, Languedoc-Roussillon, France

Un des rosés toujours aussi populaires et qui, franchement, ne déçoit jamais. En le buvant, on peut facilement imaginer les chevaux blancs dont la crinière vole au vent dans les flots de la Camargue. C’est frais, pas compliqué avec des arômes d’agrumes et de pêches blanches. La finale est courte et légèrement saline. Une bonne valeur refuge qu’on servira bien frais en apéro. Légèreté aérienne très agréable. À ce prix-là, on en fait provision. (11,05$)

Domaine de Gournier, Vin de pays des Cévennes, 2016, France

Bien des amateurs de vins se sont « fait le gosier » avec ce rosé tellement abordable, présent depuis bien longtemps sur notre marché. Un rosé bien sec qui fait toujours saliver avec son côté fruité et épicé aussi. Rien de compliqué, juste du plaisir à bas prix et c’est tant mieux. (11,55$)

Bodegas Borsao, Rosado Seleccion, 2016, Saragosse, Espagne

La coopérative Borsao frappe toujours fort dans les bons rapport qualité prix avec ses vins d’entrée de gamme. Le rosé de cette année m’a paru bien bon. Du beau fruit, une bonne texture en bouche et puis ce petit côté calcaire qui n’en fait pas juste un compagnon de terrasse mais qui pourrait plutôt se rendre jusqu’aux grillades de poissons. Une caisse pour l’été ? (11,80$)

Cazal Viel, Vieilles vignes, Laurent Miquel, Languedoc-Roussillon, 2016, France

Avec sa belle couleur pelure d’oignon, ce rosé de l’appellation Saint-Chinian est plutôt aérien et très léger. Syrah, grenache et cinsault sont au menu de ce vin tout en rondeur. Tout comme la version en rouge et en blanc, on a affaire ici à un agréable et très bon rapport qualité-prix. Exclusivité en SAQ Dépôt. (12,40$)

La vieille ferme, Famille Perrin, Ventoux AOC, 2016, France

Encore une fois, la famille Perrin confirme son habileté à livrer un produit toujours droit et bien fait. Un bouquet de fruits rouges en masse (fraises et framboises). Agrumes et framboises sur la palais. Ce 2016 est plutôt onctueux en bouche avec une finale courte mais fraîche. On ne se trompe pas. (13,00$)

 

Buti Nages, Michel Gassier, AOC Costières de Nîmes, 2016, France

Une fois encore, ce rosé bio à base de grenache et de syrah ravira les amateurs d’arômes de framboises et de fruits croquants. C’est plutôt soyeux en bouche avec une finale légèrement épicée. Pour comprendre le petit jeu de mots, sachez que ce vin fait partie du Château de Nages (buti-nages) dans l’appellation Costières de Nîmes de Michel Gassier. Un domaine qui produit d’ailleurs de très bons blancs et rouges. Ce rosé plaira aux bouches qui aiment les textures « veloutées ». (14,55$)

Petit Bonheur, Terre de Camargue, Pays des Bouches du Rhône, 2016

Quand on aperçoit la bouteille, pas sûr que l’étiquette soit très inspirante car elle n’impressionne guère. À première vue, on dirait un vin bon marché avec un jus banal sans intérêt. Pourtant, dégusté avec des amis, ce vin a trouvé notre assentiment. C’est un rosé bio simple, délicat, frais, plein d’agrumes et de pêche. Un vin sympa fait à partir de pinot noir, syrah et caladoc. (14,55$)

Attitude, Les vignerons de la Méditerranée, Pays d’Oc, 2016, France

De l’attitude, ce rosé n’en manque pas. Dans sa bouteille en plastique d’un litre (oui, oui), ce 100% grenache regorge d’arômes de fruits rouges et de notes florales. Une belle acidité et un charme fou tout simplement. Pour la deuxième année consécutive, un litre qui fera long feu sur la terrasse entre amis. (15$

Le pive gris, Maison Jeanjean, 2016, Languedoc-Roussillon, France

Si vous n’avez jamais rencontré Brigitte Jeanjean, cette truculente vigneronne du Languedoc, vous manquez quelque chose, d’autant plus qu’elle vient tellement souvent au Québec pour des raisons familiales (fiston étudie ici). Le Pive est LE rosé de l’été pour les après-midis entre copains. Un petit côté festif et tout simple à la fois. Ce vin existe en magnum (1,5 litre) en plus, chouette ! (15,05$)

Les rosés de 15$ et plus…

Charles & Charles rosé, Trinchero Family Estates Winery, 2016, Washington, USA

Plutôt étonnant cet assemblage américain de cabernet sauvignon, mourvèdre et syrah. C’est plutôt gras en bouche, très “Nouveau Monde” mais avec une belle fraîcheur. Agrumes, pierre mouillée et clinquante acidité. Les rosés de Washington sont plutôt rares, profitons-en pour élargir nos horizons. Et ça change des zinfandels blancs sucrés de la Californie. (16,60$)

Château Grand Escalion, Costières de Nîmes, 2016, Vallée du Rhône, France

Encore une fois, du bon travail de la part de Gabriel Meffre qui livre ici un rosé plutôt soyeux en bouche avec ces notes florales et épicées (épices douces). L’ensemble de grenache et de syrah ravira les amateurs de rosé tendre et raffiné, surtout à ce prix. Je trouve qu’on en a pour son argent, plus que certains hauts de gamme qui nous donnent parfois l’impression d’avoir un petit côté trop “dilué”. (17,85$)

Willm, Pinot noir, Rosé, 2016, Alsace, France

Les rosés d’Alsace, disons-le d’emblée, sont plutôt rares sur le marché. Voici donc un bel exemple réussi de pinot noir vinifié en rosé dans cette région surtout connue pour ses rieslings et gewurztraminers. Ici, on fait dans le floral délicat et les fruits rouges. Un petit peu plus « vineux » que le Listel, évidemment. Très bien pour accompagner quelques amuse-gueules de tout acabit. Belle classe… (18,15$)

Côte des Roses, Gérard Bertrand, 2016, Languedoc-Roussillon, France

Je l’avoue, la bouteille est plutôt belle, avec son fond en forme de rose. Passé cet argument marketing, le vin vaut-il la peine d’être bu ? L’ancien joueur de rugby Gérard Bertrand livre ici un rosé de grande fraîcheur. Pamplemousse, fruit à noyaux, tout y est pour séduire. Et la bouteille peut aussi servir de carafe d’eau après…Je dis ça de même… (18,35$)

Pétale de Rose, Côtes de Provence, Château la Tour l’Évêque, 2016, France

Année après année, ce rosé est toujours une des références de qualité quand on cherche un rosé aussi agréable pour l’apéro mais avec suffisamment de matière pour accompagner le repas estival comme du poisson grillé sur le barbecue. C’est délicat, aérien, avec un fruité aux notes florales très distinguées. Un très bon rapport qualité prix, qui vole la vedette à certains rosés qui coûtent plus de 25 dollars. (19,10$)

Le rosé, Sélection Chartier, 2016, Pays d’Oc, France

Notre importateur privé et ardent défenseur de la SAQ récidive avec son rosé du pays d’Oc qui sent et goûte bon la Provence. Produit par un domaine en culture biodynamique, situé dans l’appellation Pic Saint-Loup, ce rosé est très gourmand, avec une belle texture grasse en bouche et du fruit frais. Que demander de plus ? Sinon, une autre bouteille après l’apéro pour se rendre au barbecue ? (19,95$)

Esprit Gassier, Côtes de Provence, 2016, France

Nouveau venu sur les tablettes du monopole, ce rosé a tous les atouts du Côtes de Provence : couleur, délicatesse et fruité finement ciselé. Un nez très pêche et abricot alors qu’en bouche ce sont des notes d’agrumes qui s’y ajoutent (clémentine et un soupçon de pamplemousse). Un très joli vin qui va beaucoup plaire aux plus rapides car apparemment, sa présence est pour l’instant limitée. En passant, ce Gassier n’a rien à voir avec Michel Gassier. Juste un homonyme… (20,95$)

Des rosés…pour manger ! 

Plus de consistance et de finesse pour accompagner votre souper estival ? Voici quelques exemples de rosé dits de « gastronomie »…

Château la Lieue, Famille Vial, Côteaux du Varois, 2016, Provence, France

Ce domaine produit un des rouges les plus gourmands dans sa catégorie année après année. Si vous n’avez pas encore essayé le rosé, foncez ! Ce vin bio m’a bien plu dans son millésime 2016. Pomme et melon de Cavaillon au nez. Beau gras en bouche. Miam ! (17,45$)

Domaine du Vieil Aven, Les vignerons de Tavel, 2016, Vallée du Rhône, France

Tavel dont on reconnaît bien vite la couleur soutenue, est sans contredit l’appellation pour ceux qui aiment les vins rosés plus structurés, plus vineux. Ce vieil Aven est étonnamment gras dans sa texture. Toutefois, sa finale vous en donnera pour votre argent. Grenache, mourvèdre, clairette et syrah au garde à vous ! Cerise macérée, pêche et notes épicées (18,55$)

Pink Pegau, Château Pegau, 2016, Vallée du Rhône, France

C’est pas parce qu’on fait du Châteauneuf du Pape qu’il ne faut pas se déniaiser en faisant du rosé ! La preuve, la charmante Laurence Pegau nous offre ce rosé qui a pas mal de substance en bouche, dans une optique de vin rouge même. Définitivement un rosé de barbecue. Bâptiser son vin d’un mot anglais n’était peut-être pas l’idée du siècle, mais bon que voulez-vous, dans le pays du pressing, du parking, du shopping sans oublier le burn-out (prononcez burn aoutte), faut se montrer international…(19,95$) Et puis, essayez donc son Châteauneuf, cuvée Laurence, il est impeccable !

Tavel, Gabriel Meffre, Saint-Ferréol, 2016, Vallée du Rhône, France

Là aussi, la couleur ne trompe pas, c’est bel et bien un rosé de saignée de l’appellation Tavel. Une robe rose foncée presque orangée comme un coucher de soleil. Grenache, syrah, et cinsault. On est clairement ici dans le rosé qu’on appréciera avec de la nourriture, car il est plutôt bien charpenté comme Tavel. (21,95$)

Le Rabault, Sancerre, Joseph Mellot, 2016, Vallée de la Loire, France

Vous pensez Sancerre et forcément vous pensez sauvignon blanc. Mais dans le rouge et dans le rosé de cette appellation, on parle ici de pinot noir. Joseph Mellot oeuvre dans le sancerre blanc avec des vins finement ciselés. Dans le rosé, on découvre cette année un joli vin élégant, délicat avec une belle structure. (26,50$)

Domaine du Deffends, Rosé d’une nuit, 2016, Provence, France

Une belle découverte que ce “rosé d’une nuit”. Très délicat avec des arômes de fruits à noyaux (pêche jaune, abricot). Un vin à faire saliver à qui mieux mieux. Petit côté salin très agréable. Un vin bio dont on ne peut que se délecter…Évidemment, pour ceux qui ne rechignent pas à débourser presque 25 $ dollars pour un rosé. Bientôt sur les tablettes. (24,40$)

Domaine de Souviou, Bandol, 2016, Provence

Ah Bandol ! La Provence, les criquets, le farniente… On verse dans le cliché, oui mais un bon rosé de Bandol nous transporte toujours dans cet état second ! Ce Souviou est encore une fois très gourmand, avec une structure bâtie à coups de mourvèdre, de cinsault et de grenache. L’ensemble est plutôt ample et souple et fera des merveilles avec la petite gastronomie maison estivale. À vos barbecues ! (26$)

 

 

 

 

 

One comment

  • Ginette Laplante

    Dommage, aucun du Québec, il y en a surement d’excellent mais qui ne se trouve pas nécessairement à la SAQ