Quatre choix de vins pour ce #vindredi !

Deux rouges, deux blancs pour bien terminer la semaine. Pas très complexes, bien sûr, mais que demander de plus pour en avoir pour son argent, quand on aime les vins réconfortants. Avec quelques idées de plats pour le souper en prime…

Par Frédéric Arnould (lefred@toutsurlevin.ca)

Ken Forrester Chenin BlancChenin Blanc, Old vines, Ken Forrester, 2014, Afrique du Sud

Un blanc plutôt corsé, mais toutefois plus délicat, si on le compare au chardonnay californien mentionné ci-après. De sa robe dorée, avec des arômes de melon et de pommes cuites épicées, ce vin dégage des arômes de miel et de caramel. Un bel équilibre entre fruit et bois qui devrait bien se marier avec cette recette de fèves au lard, parfumée au curcuma du site «Recettes de base ». Le vin sera rond en bouche et très agréable.

recettes de base

 

curiousCurious Beast, Chardonnay, Californie, 2013

Je me méfie toujours des vins emballés avec des étiquettes un peu trop « trendy » à mon goût. Vraiment emballé avec du papier, cette bouteille arrive à point pour Halloween puisqu’elle est parée de squelettes et autres dessins mortifiants. Les chardonnays très boisés ne m’ont jamais très intéressé mais bon, après tout, jamais je ne voudrais imposer mes propres préférences. Y’a-t-il d’ailleurs un domaine plus subjectif que celui du vin ? Donc, ce vin « gadget » regorge de poires, de pommes et de notes boisées très présentes. C’est gras en bouche et, faut-il le dire, tapissera allégrement votre palais (14,5% de taux d’alcool). Pour 20 dollars, si vous aimez les chardonnays boisés, vous serez servis.

heritagesHéritages, Côtes du Rhône, Ogier, 2013

Je l’avoue, je ne suis pas toujours les accords mets-vins. En fait, j’aime bien essayer de nouvelles choses. Pour ce vin, qui est un assemblage de grenache, syrah et mourvèdre (un GSM pour les initiés), on me recommandait des papardelles à la viande sauvage braisée, cuite dans le jus de viandes. Faute de grives, on mange des merles, dit le proverbe. Donc, sans cette sorte de larges fettucinis sous la main, j’y suis donc allé avec des fusilis.

morille quebecPas d’orignal, pas grave, j’avais une belle petite bavette marinée au piri-piri doux qui me faisait de l’œil. Avec un petit ajout de quelques jolies épices « champignonnées » de « Morille Québec », originaire de Chicoutimi, bref, on s’ajuste avec ce qu’on a. Quelques champignons criminis, des petits copeaux de fromage, et le tour est joué.  Le résultat ? Pas mal du tout en fait. Le vin est gouleyant, fruité (fruits rouges mûrs), poivré, parfumé (réglisse, herbes sauvages), plutôt léger, et il rafraîchit les papilles avec une belle acidité pour adoucir un peu la bavette relevée. Soyons fous… à ce prix là : 15,95$ !

alma negra

Alma Negra 2013, Mendoza, Argentine

Halloween approche, paraît-il ! En tout cas, si j’en juge par l’urgence de mes enfants de choisir leurs costumes… Le temps des esprits sombres, dit-on… Alma Negra diront les hispaniques ! Voici donc un flacon argentin, assemblage de malbec et de bonarda ( un des cépages les plus plantés là-bas) qui est gorgé de fruits noir (cassis) de sureau, d’épices, de violette et de bois. Une bouteille qui pèse une tonne si on la compare avec le Côtes du Rhône Héritages, qui est dans un flacon allégé et coiffé d’une capsule Stelvin. Alma Negra ne fait pas dans la dentelle. Pas subtil pour un sou, mais c’est efficace pour ceux qui aiment les vins denses à couleur pourpre et qui vous picotent le nez d’épices et de chêne. (18,95$) À la bonne vôtre!