De nouvelles étiquettes « Québec » à la SAQ

Après avoir instauré la bannière « Origine Québec » en 2014, la Société des Alcools du Québec ajoute deux nouvelles identifications aux couleurs du verre de lys. Une façon, selon le monopole d’État de diversifier l’offre de produits élaborés en partie ou embouteillés au Québec.
Les bannières québécoises touchent maintenant un vaste éventail de produits : du vin à la bière en passant par l’hydromel, les spiritueux ou encore alcools d’érable ou de petits fruits. La SAQ vise ainsi « à faire connaître davantage les différents procédés liés à la préparation des produits et la provenance des ingrédients qu’ils contiennent », peut-on lire dans le communiqué.
Ce qui va les différencier ?
Origine Québec : Produits élaborés par des artisans québécois et avec des ingrédients cultivés ici.
Préparé au Québec : Produits conçus ou distillés au Québec avec des ingrédients québécois, mais aussi d’ailleurs dans le monde.
Embouteillé au Québec : Produits assemblés et mis en bouteille par une
entreprise locale.
800 produits étiquetés
Actuellement, parmi les 800 produits du Québec qui sont répertoriés et classés, 400 sont classés sous « Origine Québec », 150 sous « Préparé au Québec » et 200 sous « Embouteillé au Québec ».
Dans le cas des produits « Préparé au Québec, cela concerne les spiritueux tels qu’un gin québécois dont l’alcool neutre proviendrait de l’Ontario par exemple. Il faut par contre qu’il soit transformé et re-distillé en sol québécois.
Dans le cas des produits « Embouteillé au Québec, l’étiquette s’applique pour de l’alcool qui n’est pas du Québec et qui n’est pas re-distillée ici mais qui a été « transformé » par une une recette, un assemblage ou l’ajout d’aromates d’ici ou d’ailleurs. Ces produits sont ensuite embouteillés ici.
Une cuvée « Confusion » ?
Quant au vin « Embouteillé au Québec », il provient forcément d’ailleurs dans le monde et est ensuite embouteillé ici. On peut donc parler de vin en vrac importé au Québec et ensuite mis en bouteille par près d’une vingtaine d’entreprises québécoises. De quoi donner un autre joli coup de pouce pour une industrie d’environ 600 millions de dollars.
Quelques questions demeurent, en tant que consommateur, est-ce que la mention « Québec » sur une bouteille de vin ou un spiritueux vous incite davantage à l’acheter ? Même si le vin en question vient de la France ou de l’Australie ? Est-ce que le client de la SAQ pourrait être attiré par le verre de lys et ne pas forcément faire attention à la provenance réelle du produit ? Certains y verront davantage de confusion, d’autres une bonne nouvelle pour les emplois d’ici. Et vous, qu’en pensez-vous ?
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